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RESIDENT
EVIL 5 (2009 / capcom / xbox 360) Oh comme c'est original !! Après m'être acheté Street Fighter IV et l'avoir ratiboisé de long en large, voilà donc Resident Evil 5, second achat 360 d'un mois de février-mars 2009 qui aura définitivement fait mal aux fesses de mon porte-monnaie (avec l'aide de l'introuvable-mais-trouvé Persona 4). Si je vous dis que je suis fan pur et dur de Resident Evil, je mentirais sûrement puisque je ne possède que les épisodes principaux de la saga (1,2,3 sur Playstation, Code Veronica sur cette bonne vielle Dreamcast, Rebirth, 0 et 4 sur Gamecube). Bon, j'avoue, c'est déjà pas mal. D'accord, j'adore Resident Evil. C'est dit. Alors, j'ai bien le droit de donner mon avis sur le 5? Allons-y!!
C'est le cas de Resident Evil 5. Le jeu est bon, c'est sûr. C'est super beau, jouable. On rigole bien, on peut même y rejouer après avec plein de petits trucs cachés dedans. Mais franchement, un peu comme Street Fighter IV d'ailleurs, que serait RE5 sans la licence? Un FPS de plus dans l'océan des FPS, avec une maniabilité réfractaire et dépassée depuis presque 5 ans? Peut être. Fort heureusement, je suis nul au FPS, et cette maniabilité de tank me convient bien: Resident Evil, ou le FPS pour les nuls.
Avec une partenaire, la désormais célèbre Sheva Alomar, quasiment plus forte que moi dans le jeu, impossible de trembler une seule seconde pour elle. Et puis, avec l'ajout de "Point de sauvegarde" a tous les coins de rues, mourir ne devient pas du tout dramatique. Certes, on perd la frustration des morts arbitraires des précédents épisodes, mais on perd du coup cette tension inhérente à la série. En fait, pour vous dire, j'ai l'impression parfois de jouer à un Metal Slug en 3D, avec un soupçon de Zelda. On avance tout droit, on shoote, "Heavy Machine Gun", on trouve une clé, on tourne une manivelle, on cherche les objets cachés. On rajoute des hectolitres de sang, et hop, Resident Evil 5!!
Pourtant, malgré cette liste de défauts, je ne parviens pas à ne pas aimer profondément ce 5me épisode. Vraiment beau, même si moins que les premières images le montraient, le jeu est très jouable et possède 2 ou 3 passages mémorables. Les niveaux sont très variés, dans le cadre très original de l'Afrique (ici, l'Afrique noire sub-saharienne). Sheva Alomar est sans doute la trouvaille du jeu. Pour la première fois, un personnage dirigé par la machine n'est pas totalement stupide. Juste un peu. Et puis, le personnage est sacrement réussi. Et une noire (métisse selon certains -à débattre-) héroïne de jeu, c'est pas tout les jours quand même (C.J de GTA San Andreas était, je crois, le vrai premier héros noir dans un jeu vidéo ).
Avec mes 64,99€ dépensés, je suis bien content de mon achat. Parce que le jeu est bon, tout simplement. C'est pas la folie, mais c'est très bien quand même. (Bien plus de Resident Evil 0 par exemple, beau mais redoutablement nul et ennuyeux). Bon, parce que beau, jouable, re-jouable, avec une personnalité et un univers propre (la coop et l'Afrique). J'espère cependant vraiment que la suite reviendra au concept de peur, car, si les premiers Resident Evil étaient dans la lignée des films de séries Z, le 5 tourne nettement plus dans le nanar débile, jouissif et coûteux. Même si j'adore les nanars.
testé en 2009 par broseb.
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