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DEAD OR ALIVE 4 Le plus étonnant dans la série des Dead or Alive 4, c'est qu'il y a un scénario. Il est expliqué assez vaguement dans la notice -une sombre histoire de multinationale, d'assassinats et de rivalités entre clan ninjas apparemment-, ce qui nous nous donne toujours plein de cinématiques auxquelles on ne pige pas grand chose. Qu'importe, Kasumi est toujours en fuite, Helena veut toujours se venger, Christie assassine plein des gens, Lei Fang et Jann Lee se frittent pour prouver la suprématie de son art martial favori: Bref, la routine. Habitué des boss de fin farfelus, DOA4 perpétue la tradition, avec un clone en énergie pure de Kasumi !! Là encore, cinématique ou pas, on comprend à l'histoire ; mais il est où ce Victor Donovan !?? Nulle part en dehors de la notice !? Raaahhh !!!
Dead or Alive 4 succède au volet Ultimate dans la série de Tecmo, débutée en 1996. La recette n'a pratiquement pas changé depuis le premier épisode: Des combats nerveux, des décors interactifs et une bonne moitié de combattants de la gent féminine. Dead or Alive est étroitement lié avec Ninja Gaiden, un autre jeu de Tecmo: On retrouve dans les deux jeux le "super-ninja" (éh! c'est comme ça qu'il s'appelle !!) Ryo Hayabusa, qui tient une place centrale dans le scénario des 2 séries. Derrière DOA et Ninja Gaiden, se cache la Team Ninja et le fantasque Tomonobu Itagaki. Le game designer, connu pour son franc parler (dont le célèbre "Tekken 4 is shit"), quitte Tecmo en 2008, laissant planer le doute sur la continuité de la série DOA sans son créateur (Tecmo gardant la propriété de la licence).
La série DOA se définit par un style très vif et rapide, et le 4me épisode ne déroge pas à la règle: Les combats vont à la vitesse de la lumière et sont très, très dynamique. L'une des grosse caractéristique de Dead or Alive -hormis un fort contingent de charmantes combattantes- est sa jouabilité. Dans la configuration de touches la plus courante, on a un bouton pour les coups de poing, un pour les coups de pied, et un troisième pour contrer. Très simple à faire dans les opus précédents, contrer est devenu ici un calvaire absolu, puisqu'il y a désormais 4 parades différentes (blocages haut, bas, coup de poing ou coup de pied à mi-hauteur) contre 2 (parade haute et mi-hauteur, basse) auparavant !! Le contre facile, c'était l'essence de ce jeu, désormais ruinée: DOA4 a pris une orientation manifestement pro-gamer, écartant au loin les joueurs les plus normaux.
Tout ceci est d'autant plus vrai qu'il n'y a pas de mode facile !! Le mode survival restant probablement la meilleure solution pour s'amuser un tout petit peu. En deux, c'est pas forcement mieux. Se réclamant techniques, seuls les joueurs les plus acharnés pourront tirer la pleine puissance des très nombreux enchaînements disponibles pour chaque personnage. Pour les 99,4% qui restent, DOA4 sera juste un jeu bourrin, un festival stérile de bourrinage de boutons et de contres foirés, et la lassitude arrivera là aussi bien vite.
Dead or Alive a toujours été un jeu étrange dans le monde la baston virtuelle: De l'action ultra-rapide et nerveuse, des graphismes qui en mettent plein la vue et une liste de combattants adepte de la parité homme-femme. Le jeu reste fidèle à ces principes, ce qui est appréciables en soi, mais prend une orientation détestable en rendant sa jouabilité trop technique et en augmentant dramatiquement le niveau de difficulté. Dead or Alive 4 échoue alors dans ce qui définit un jeu vidéo même: Etre amusant. Le jeu solo est très rapidement extrêmement énervant, avec une machine qui triche constamment, et finalement assez ennuyeux à deux joueurs, même entre joyeux bourrins. A moins d'y passer 35 heures par semaine pour atteindre un bon niveau -travailler sans salaire, ça craint-, DOA4 est à éviter, ou alors laisser tourner le jeu en mode "watch". Ce qui est assez limité quand même.
testé en 2010 par broseb.
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